Zinozorrus 2

Dans les années ’70, Touïs nous laissait sur le cul avec ses stylisations improbables de nos frères humains (voir le Sergent Laterreur et autres voluptés)… Près d’un demi siècle s’est écoulé et le bonhomme n’a rien perdu de sa fantaisie, ni de sa virtuosité. Je ne résiste pas au plaisir de mettre dans ce numéro les quatre pages de Kamikaze qu’il nous a concoctées et de lui offrir la couverture de ce numéro de Zinozorrus ; quelle beauté !

La saga de Ted Dabruti, dessinée par Guitton pour Zinc (±1972) continue son chemin aléatoiro-débilum qui sent bon l’improvisation échevelée. On ne sait pas trop où ça va et Guitton ne devait pas le savoir non-plus ; ah oui : on vient de retrouver les originaux et du coup la reproduction en est bien meilleur.

Comme d’habitude, les ancêtres de ce numéro : un conte moral de Dio Biding : La méchanceté (1897), une courte de Caran d’Ache (±1900), toujours Segar avec Olive Oyl et le Thimble theatre (1928) – traduction de Violette Guyot – avant l’arrivée de Popeye (par moment, je me demande si ce n’est pas plus drôle sans lui), Oscar Jacobson et son Adamson (1920 à 1945), Herriman et son Hotel du faux pas (1922 à 1926), un double-strip de Frederick Burr Opper de sa série Alphonse et Gaston (±1902), quand les américains se moquaient de la politesse française.

Dole nous fait le coup du poème graphique… pourquoi pas… on parle bien de roman graphique, alors pourquoi se gêner ? — Hugot nous habitue tranquilou à ses dessins surréalistes, drôles et poétiques : Les animobiliers — Côté jeunes artistes, on retrouve Lorraine les Bains et ses p’tits potes, et on introduit Pierre Arnau (qui nous parle d’Extraction), ainsi que David Vincent Richard : Sur la rivière — La suite des BD gravées de Kristin Meller à l’humour glaçant : Un mari doudouFléché dessine le début du voyage de l’endormi + quelques bricoles — Masse, qui nous faisait tellement rire dans les années 70-80, nous a ouvert les tiroirs de ses débuts impubliés. Vous avez pu en apprécier un échantillon dans Zinozorrus 1 ; en voici un deuxième : Les siamois (±1971) — Violette Guyot illustre une de ses chansons : Le bal des ossuaires — Bienvenue aussi à Soisik et son Buveur de thé en douce… encore de la BD poétique et ça fait du bien — Une courte de Lourdel un peu âpre : Lulu le canadair fou, et une plus longue : Opération Gruyère (±1980) — un strip de Jan Sanctorum qui a beaucoup travaillé dans le dessin animé, notamment avec Touïs — Et pour finir en beauté, quelques Teknogus de Gerbaud qui furent réalisés pour l’hebdo Strips (1996)…

  Mais Strips mit la clé sous l’paillasson,
  Et les strips restèrent dans les cartons !

Bon appétit.

Format: 
22 × 32 cm
Nombre de pages: 
44
Prix: 
6,00€

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